Je glisse dans l’eau tiède et m’accroche au rebord bien qu’ayant pied. Le menton posé sur le matelas de mes bras repliés, face à la villa, dos au soleil, je t’observe approcher.
Je respire tranquillement ces instants éternels qui sculptent leurs dessins dans le marbre de ma mémoire. Je scrute le bruit que produisent tes pieds nus sur l’herbe tendre, je souris de ton attention à ne pas perdre une goutte des deux cocktails que tes doigts nous apportent, je savoure le fil de tes courbes qui tisse ton corps dans mes yeux.
Sans un mot, tu poses les verres au bord de l’eau. Nos sourires complices en disent assez. Tu te glisses à ton tour dans la tiédeur du murmure des clapotis. Nos anatomies amoureuses se plaisent à savoir nos âmes l’être aussi. Nous baignons dans l’été de nos vies. C’est le bonheur que j’enlace en collant ton corps au mien. Nos lèvres se parlent une langue inédite.
Je t’aime éternellement car cet instant se grave à jamais.