Kaléïdoplumes 1: 2008/2009


 
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 Cautère

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agnès

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MessageSujet: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 15:43

La couverture de laine rose est inutile en ce mois de juillet. La petite pourtant s'y est enroulée jusqu'au menton. Elle est couchée sur le dos, les bras collés au corps, elle ne bouge presque pas. Seuls ses yeux et sa main semblent doués de vie.
Sa main gauche gratte la couverture d’un mouvement compulsif, saccadé, interminable.

C'était ce midi, ils venaient de manger. Elle débarrassait la table, comme toujours en l'absence de sa mère. L'autre l'avait appelée. Depuis des mois, ils se parlaient à peine. Ils jouent au chat et à la souris, elle jouait surtout à l'éviter. Il ne lui plaisait pas.
Il l'avait appelée... Elle s'était approchée sans se méfier. Elle avait perçu sa respiration courte, rapide qu'elle avait redoutée sans bien savoir pourquoi. On a toujours peur de ce que l'on ne comprend pas bien.

Elle a compris trop tard, il avait déjà happé sa proie. Elle était serrée dans ses bras en étau. Impossible de lutter contre cette force musculaire. Elle avait senti une main inamicale parcourir son corps. La main fouillait, explorait et avait atteint bientôt son but. Son cœur s'est affolé. Son cri s'est étranglé. Quelque chose s'était brisé dans sa poitrine de petite fille. Quelque chose l'a poignardée avec violence. Sidérée, elle n'a pas réagi. Elle, si vive, s'est éteinte brusquement.

L'homme la tenait, entravée. Il avait refermé les bras sur elle, à hauteur des épaules. Il transpirait, il haletait, il puait. Il dégageait une odeur désagréable, un mélange de chaud et d'acide qui lui soulevait l'âme. Elle a rencontré son regard d'égaré. C'est à cela qu'elle a dû son salut. La folie qu'elle a lue dans les yeux de son agresseur lui avait rendu l'envie de se battre, de lutter, de fuir. Elle l'avait mordu au pouce. Une morsure animale, Un besoin de faire mal, de blesser, de marquer. Elle l'avait mordu jusqu'au sang. Il avait juré, relâché un peu son étreinte. Elle avait réussi à s'échapper.

Elle est couchée, enroulée dans sa couverture. L'été est très chaud. Elle a froid. Un froid qui vient de loin, sans nom. Un froid qui l'immobilise. Elle a poussé son lit contre la porte, tentative dérisoire d'un besoin de protection. Elle écoute les bruits. Elle est aux aguets.

Elle a abandonné ses mains glacées sur la couverture et observe la gauche qui gratte la couverture, qui trace d'invisibles lignes, qui tisse un étrange réseau, un appel muet.
Le monde est gris. Elle vient de quitter une enfance presque lumineuse pour l'ombre où elle devra se terrer avant de reprendre des forces. Elle a compris le geste bestial de la main fureteuse, elle a compris le désir qu'il a eu de toucher, de violer ses parties intimes. Elle a honte. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle a honte.

Elle est allongée sur son lit. Elle ne voit pas le soleil de juillet. Tout semble irréel. Elle sait que l'autre n'est pas loin. Il l'attend peut-être. Elle a peur. Elle est entrée dans l'angoisse, elle s'y est engloutie. Plus rien ne sera comme avant.
Elle entend une respiration forte, saccadée. Ce n'est pas celle de l'homme. C'est la sienne, une respiration apeurée de petite fille mal aimée. Si fragile. Elle écoute. L'autre n'est pas loin. Trop près peut-être. S'il recommence… s'il recommence, elle sautera par la fenêtre…

Tout, en elle, hurle. Tout, en elle, brûle sans effacer cette impression curieuse de froid.
Elle est pétrifiée, calcinée. Quelque chose en elle se noue, dans son ventre, tout en bas. Quelque chose d'infini se glisse en elle, s'infiltre, force le passage.

Sous la couverture rose bien tirée, sous les draps tendus, elle s’apaise lentement, elle se sent presque en sécurité. L'absurdité d'une pensée décalée lui arrache un rire étranglé... Sa sage grand-mère ne dit-elle pas « comme on fait son lit, on se couche » ?


Dernière édition par marjas le Mer 3 Déc 2008 - 10:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 16:23

terrible cette histoire. J'ai froid dans le dos et comprends que l'on puisse avoir des instincts de meurte.
Brrr mais bravo pour ce grand moment d'émotion
francois
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Poupoune

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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 20:49

Brrr... terrible.
Et remarquablement écrit. Glaçant.
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 21:19

Chardfr, Poupoune, je vous remercie, simplement. bye
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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 21:22

En écrivant la consigne, je ne pensais pas du tout que cela produirait des textes "noirs".
Le tien est glacial.
Je me permets, après l'avoir lu une seconde fois, quelques remarques.
C'est une histoire qui prend aux tripes, elle est racontée avec une cadence soutenue mais........... Elle pourrait être une histoire coup de point, comme la blessure de la fillette, si tu la condensais.
Le début est trop long, pas nécessaire. Important pour rentrer dans le vif du sujet, mais "anecdotique". Je veux dire que cela doit rester une introduction. Je parle de cette partie là:

Citation :
C'était ce midi, ils venaient de manger. Elle débarrassait la table, comme toujours en l'absence de sa mère. Elle avait cuisiné un repas très réussi. L'autre l'avait appelée. Pour la remercier, disait-il.
Depuis des mois, ils se parlaient à peine. Ils jouent au chat et à la souris, elle jouait surtout à l'éviter. Elle avait adopté mille ruses pour s'éloigner de lui. Il ne lui plaisait pas, il ne lui avait jamais plu. Il était trop grand, sa voix trop autoritaire, son regard trop vrillant. Elle y voyait des flammes plutôt que des étincelles. Elle avait peur de lui.

Je pense que tu peux résumer en une phrase.

Peut être enlever quelques adjectifs, faire des phrase très courtes au moment du viol, et enlever ce mot "fourrageait" (il me dérange, je ne sais dire pourquoi). Je barre ce qui me parait en trop :

Citation :
Elle a abandonné ses mains glacées sur la couverture et observe sa main (son index) qui gratte la couverture (le couvre lit, ou le drap, ou la laine?) , indéfiniment, qui trace d'invisibles lignes, qui tisse un étrange réseau, un appel muet.
Le monde est gris, sera gris désormais pour elle. Elle vient de quitter une (l')enfance presque lumineuse pour l'ombre où elle devra se terrer avant de reprendre des forces. Elle a compris le geste bestial de la main fureteuse, elle a compris le désir qu'il a eu de toucher, de violer ses parties intimes. Elle a honte. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle a honte.

Elle est allongée sur son lit. Elle ne voit pas le soleil de juillet. Tout semble irréel. Elle sait que l'autre n'est pas loin. Il l'attend peut-être. Elle a peur. Elle est entrée dans l'angoisse, s'y est engluée, engloutie. Plus rien ne sera comme avant.
Elle entend une respiration forte, saccadée. Ce n'est pas celle de l'homme. C'est la sienne, une respiration apeurée de petite fille mal aimée. Fragile, si fragile. Elle écoute. L'autre n'est pas loin. Trop près peut-être. S'il recommence… s'il recommence, elle sautera par la fenêtre…

La fin est parfaite, il faudrait juste enlever cette phrase, qui est déjà dite plus haut:

Citation :
Elle sait qu'elle vient de quitter l'enfance, qu'elle est entrée dans une autre saison. Trop brusquement. Trop précocement.

Ceci est MON avis et que mon avis. Je ne suis pas experte en la matière, mais je pense que ce texte serait parfait si tu retravaillais ces quelques détails.

En tout cas, merci de m'avoir donné à lire ceci. Et de m'avoir fait réagir bravo
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BRIGOU

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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 21:47

Terrible en effet !

Ton texte est très bien écrit et ce n'est pourtant pas facile de mettre des mots sur une telle blessure.

Bravo Marjas.
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 21:50

heu! Et bien, je vais revoir ma copie ! Un tout grand merci !

Dans la fièvre de l'écriture, je n'ai pas vu que j'en disais trop... trop long, oui. Ca m'a surprise, je suis plutôt dans le court habituellement...

Je retravaille donc... pour demain ? yeuxdoux
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Admin
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MessageSujet: Re: Cautère   Mar 2 Déc 2008 - 21:59

Je comprends, ça m'arrive aussi de m'emballer dans un texte, d'où l'importance de se relire.
Tu n'es pas obligée de le refaire hein Contents
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pati

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 10:17

comme j'ai lu les comm's avant de poser le mien, ben du coup, j'ai rien à ajouter à ce qu'a dit admin. à part pour le verbe fourrager, qui pour ma part ne me gène pas dans le contexte de ton récit. Smile
en effet, quand tu veux faire un texte coup de poing, les phrases courtes sont un moyen de percuter ton texte. moi par exemple, pour ce genre spécifique, je me fie beaucoup à ce que j'aurais dit (ou ce que mon personnage aurait dit) oralement. et l'expérience m'a appris que des victimes racontent par à-coups. en phrases courtes. si elles se perdent en circonvolutions sur l'avant et parfois l'après, le moment même est lui traité comme... si la personne était essoufflée. en économie de mots, donc.
et toi, en tant qu'auteur, l'avant et l'après, tu dois le formater de façon à mettre "en valeur" l'acte phare de ton récit. et donc à faire court, là aussi.

néanmoins, texte très bien écrit, sur un sujet difficile qui semble te toucher car tu le racontes bien.
merci pour ce beau moment de lecture Smile

_________________
ne jamais dire jamais
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 10:30

Admin ( Contents ), il n'y a pas de problème, j'ai revu mon texte. Pas tout réécrit, juste corrigé.

Merci Pati. Je lis toujours tous mes textes à voix haute pour mieux le "sentir", pour en éprouver la justesse...

bye à vous deux.
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pati

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 10:45

j'ai mal dû m'exprimer. ce qui ne serait pas étonnant vu la fièvre qui me mine depuis quelques jours Wink

je ne parlais pas ici de la nécessité, presque de l'obligation de se relire à haute voix, pour veiller à la justesse de ton, à la sonorité d'un texte, à son rythme. non, ça, je sais que tu le fais.

non, je parlais pour ce genre spécifique de texte, ces textes coup de poing, qui traitent de violences, notamment. et je tentais maladroitement d'expliquer l'aide qu'on peut trouver pour mieux les traiter, à le faire comme s'ils étaient destinés à être dits, et non pas lus.
car on n'écrit pas comme on parle. le langage oral est souvent plus percutant, et cela sert ce genre de texte, d'où l'intérêt à s'appuyer dessus.
vala. j'espère qe j'aurai été plus claire Smile

_________________
ne jamais dire jamais
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MessageSujet: cautère   Mer 3 Déc 2008 - 11:05

(déjà écrit mais a dû se perdre en route, je recommence)
Dans un 1er temps de lecture, j'étais d'accord avec les remarques (et ou corrections) apportées et je serais même allée plus loin, mais quelque chose me dérangeait et je crois que j'ai trouvé.
Ce genre de récit est insoutenable et l'on souhaite l'écourter (pour ne pas dire le zapper), des faits, rien que des faits, ce qui est d'ailleurs demandé aux enfants qui vivent ce genre de maltraitances.
Mon job m'a appris que, du point de vue de l'enfant, les événements sont extrêmement complexes (le référentiel d'analyse n'est pas celui de l'adulte), et la notion de temps est essentielle.
Alors dans un autre temps de lecture (lu 4 fois), c'est un très beau texte, juste, très juste, trop juste... Bravo
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 12:13

Brigou, je n'avais pas vu ton commentaire... excuse moi !

J'avais bien compris, Pati... Mais lire pour moi, c'est dire (5 ans d'études au conservatoire). Quand je lis à haute voix, je donne vie au texte autant que je peux... bye

Agate, merci de ta lecture, de ton regard. J'aimerais que tu développes ceci : "la notion de temps est essentielle". Ca m'intéresse vraiment.

Amitié à toutes... Mes commentateurs sont toutes des femmes, je suppose... suée Je n'ai pas vérifié !
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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 16:08

Je rajouterai qu'un texte ayant autant de coms est un texte qui interpelle, que l'on lit et relit, bref un texte qui intéresse. Donc un bon texte.

Contents

Le texte corrigé est excellent. Vraiment excellent. bravo
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 16:18

Je te remercie Cassy. Tu as pris le temps de développer ton point de vue.

J'aime les critiques fondées. Grâce à toi, j'ai vu ... ce que je n'avais pas vu ! pipe
bye
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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 16:24

agate zeblouz a écrit:
(déjà écrit mais a dû se perdre en route, je recommence)
Dans un 1er temps de lecture, j'étais d'accord avec les remarques (et ou corrections) apportées et je serais même allée plus loin, mais quelque chose me dérangeait et je crois que j'ai trouvé.
Ce genre de récit est insoutenable et l'on souhaite l'écourter (pour ne pas dire le zapper), des faits, rien que des faits, ce qui est d'ailleurs demandé aux enfants qui vivent ce genre de maltraitances.
Mon job m'a appris que, du point de vue de l'enfant, les événements sont extrêmement complexes (le référentiel d'analyse n'est pas celui de l'adulte), et la notion de temps est essentielle.
Alors dans un autre temps de lecture (lu 4 fois), c'est un très beau texte, juste, très juste, trop juste... Bravo

Je suis d'accord avec toi agate, sauf qu'ici, ce n'est pas l'enfant qui raconte mais une tierce personne, l'auteur lui-même, et ça change tout.

Si marjas avait fait parler la fillette, oui, dans ce cas elle aurait écrit le texte différemment, en employant des mots d'enfants, en donnant moulte détails.
Mais là, ce n'est pas le cas. C'est comme une image qu'on doit imprégner dans sa tête pour comprendre l'horreur de la situation. Il faut des phrases qui percutent de suite. Mais peut être as-tu lu le texte retravaillé?

Décidément, ces discussions autour d'un texte sont passionnantes debil
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Cédille

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 16:31

Bonjour Marjas,

Impossible de rester neutre devant ce texte, il dérange et il glace. Bien sûr on peut toujours améliorer mais tel qu'il est il m'a plu je n'ai pas regretté ma lecture. flower
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madeleinedeproust

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 17:34

Bravo Marjas! Un texte superbe, cinglant et émouvant.
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Cédille

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 19:19

Bonsoir Marjas,

J'ai cherché... et pas trouvé l'alibi qui m'aurait permis de sortir tête haute de mon accès de mauvaise humeur et comme il n'y a pas de mouches en décembre je ne peux même pas dire que l'une d'entre elle m'a piquée ! Il faut donc que je reconnaisse que je me suis bêtement emportée ! Aurais-je un mauvais caractère ? aie
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Cédille

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MessageSujet: Re: Cautère   Mer 3 Déc 2008 - 19:20

Allons Cédille, un peu de courage, va jusqu'au bout : OUI tu as mauvais caractère !
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Jeu 4 Déc 2008 - 10:49

Chut, Cédille ! C'est oublié... d'ailleurs je n'ai rien lu, rien entendu... yeuxdoux


Dernière édition par marjas le Jeu 4 Déc 2008 - 14:16, édité 1 fois
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lauravanelcoytte

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MessageSujet: Que rajouter?   Jeu 4 Déc 2008 - 13:47

à ce concert d'éloges... méritées...
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Amanda

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MessageSujet: Re: Cautère   Jeu 4 Déc 2008 - 20:15

Oser raconter ce fait, c'est déjà courageux.
Le réécrire c'est méritoire et preuve de modestie.
Pour tout cela et pour ce beau texte, bravo ! bisous
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agnès

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MessageSujet: Re: Cautère   Jeu 4 Déc 2008 - 21:31

Laura, Amanda, merci. :-)):

Amanda, si les critiques sont fondées, si le lecteur a cerné quelques faiblesses, pourquoi l'auteur ne réécrirait-il pas son texte ? Je crois que ça lui permet d'avancer et d'épurer son écriture.
Vingt fois sur le métier... Je suis pour !
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angus

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MessageSujet: Re: Cautère   Ven 5 Déc 2008 - 0:24

une horreur si remarquablement décrite ! le texte prend aux tripes du début à la fin et donne envie de rendre justice en entrant directement dans l'écran au milieu des mots qui s'enchaînent. bravo bravo
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MessageSujet: Re: Cautère   

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Cautère
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