Kaléïdoplumes 1: 2008/2009


 
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 L'histoire entière et dans l'ordre n°4

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pati

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MessageSujet: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   Jeu 1 Jan 2009 - 21:05

Chapitre 1


Un soleil magnifique inondait la maison ainsi que les dépendances et le superbe parc. La pluie récemment tombée reflétait de mille feux chaque rayon de soleil. Il faisait beau dans ma tête, dans mon corps, dans ma vie. C’était avant… avant que tout ne bascule, avant ce cauchemar…

Ca y était, ils étaient partis. Enfin souffler, prendre un peu de repos bien mérité après ce week-end de festivités amicales. Avant tout : ranger. C’était un tel plaisir de recevoir dans cette grande maison familiale à laquelle j’étais si attachée. Recevoir Alain, mon ami d’enfance était toujours une telle joie, ainsi que sa fille Manon. Seul hic, Pierre, le compagnon de Manon. Il trouvait toujours le moyen de se chicaner avec Alain, je ne comprenais pas pourquoi, mais, par amour pour Manon que je considérais comme ma propre fille, je lui ouvrais ma porte ainsi que mon affection.
Alain était toujours le bienvenu dans ma vie. Depuis tout petit nous partagions tant et tant de choses, de secrets …
Depuis qu’Alain était veuf et moi divorcée, nous étions encore plus liés. Nous partagions de nombreux moments, nous continuions à refaire le monde, comme avant sur les bancs du lycée. Le seul sujet dont je ne lui avais pas parlé était ma relation avec Jérôme. Ah, Jérôme, l’amant de cœur qui se voulait si discret sur tout ce qui n’était pas nous. Garçon indépendant, parlant peu, il n’échangeait jamais avec moi sur sa vie professionnelle, à tel point que je riais de lui dire que j’imaginais qu’il travaillait comme espion ou pour les renseignements généraux. Où mon imagination allait-elle se nicher ?


Chapitre 2


Mais depuis quelques jours, et ce n'était plus mon imagination qui me jouait des tours, je sentais Jérôme inquiet sans réussir à savoir pourquoi.
En fait ce que ne savait pas Lisa, c'était que le laboratoire privé pour lequel Jérôme travaillait avait passé un contrat avec l'armée pour des recherches concernant des armes biologiques. Et l'aboutissement de ces recherches lui faisait froid dans le dos, lui qui ne connaissait pas la finalité du projet , sa spécialité étant la mutation des organismes vivants en milieu anaérobique et le fractionnement des tâches dans ce domaine était obligatoire par contrat.. Il était tombé par hasard sur un rapport de direction "Top Secret" concernant des modifications génétiques de virus et bactéries décuplées par transgénèse. Une phrase particulièrement choquante avait attiré son attention: « Nous avons pu observer tous des cobayes découper la chair des morts, des bras, des jambes, des hanches et des fesses,la ramener à leurs quartiers, la couper en petits morceaux et la faire frire. » En continuant la lecture du dossier, il avait découvert l'horreur pure. Les virus mis au point permettaient d'une part aux ennemis qui les inhalaient de mourir instantanément sans altération corporelle mais également à ceux qui employaient cette arme diabolique, après avoir reçu une injection spéciale pour les immuniser, d'inhiber toute répulsion pour se nourrir de la chair de leurs ennemis. De cette manière on faisait d'une pierre deux coups en tuant l'ennemi et en subvenant aux besoins nutritionnelles des soldats de l'armée détentrice de l'arme. Donc plus de problème de cantines militaires, moins d'argent à dépenser et des ennemis tués.

Il avait tout de suite décidé d'en parler à un ami, journaliste au "Canard Déchaîné". Après lui avoir téléphoné brièvement pour prendre RV la semaine suivante, il lui avait envoyé une photocopie des documents compromettants avec une lettre d'accompagnement expliquant l'horrible projet et citant le labo. Mais la conversation téléphonique avait du être interceptée, car la une du "Canard Déchaîné" annonçait, deux jours lus tard, l'assassinat dudit journalise qui, comme le journal le soulignait, était sur une grosse affaire. La lettre n'était pas revenue à son expéditeur.
Une phrase de Max-Pol Fouché revenait sans cesse à l'esprit de Jérôme: " Pour que demeure le secret, nous tairons jusqu'au silence".
Il avait peur.
- Mais parle moi, Jérôme qu'est ce qui t'inquiète ? Tu n'as pas l'air dans ton assiette depuis le début de la semaine ?
- Rien, des problèmes au boulot…Je suis tombé sur quelque chose que je n'aurai jamais dû voir. Et je crois que quelqu'un est au courant. Mais bon, je ne peux pas t'en dire plus, excuse moi. Moins tu en sauras, plus je serai rassuré.
Malgré mon insistance, la conversation en était restée là, Jérôme étant, comme à son habitude, peu loquace.
Le lendemain, en allant faire les boutiques, je rencontrai Alain, mon confident de toujours, auquel je confiais mon inquiétude pour Jérôme et ce qu'il représentait pour moi. Après mes propos plus qu' élogieux sur mon amant de cœur , Alain me dit:
- Ce ne serait pas Jérôme Blûche ?
- Oui, tu le connais?
- C'est un ancien collègue avec lequel j'ai travaillé chez "Synthé Bio" à Nîmes. Il y a au moins une quinzaine d'années que je n'ai pas eu de ses nouvelles. Tu parles d'une coïncidence! On habite la même ville et on ne s'est jamais croisés.
- Ecoute, Alain, je peux te le faire rencontrer. J'organise un dîner Samedi soir, tu n'as qu'à venir. Peut être qu'à toi il en dira plus, non? Mais je crois que le problème est très grave et peut être dangereux. Alors c'est comme tu veux…
- Ecoute Lisa. Jérôme avait empêché qu'on me vire à l'époque de "Synthé Bio". J'avais sauté la femme de mon patron. Il avait trouvé les mots ou plutôt les arguments avec photos à l'appui (le gus marchait à la voile et à la vapeur) pour que je garde ma place. Alors OK pour Samedi soir et ne t'inquiète pas , ce n'est sûrement pas si grave que cela…

Chapitre 3


Aussi, Quelle idée avais-je eu d’organiser ce dîner ? Et surtout quelle idées d’y inviter Manon et son inévitable Pierre ? J’aurais dû me contenter de réunir Alain et Jérôme pour des retrouvailles plus intimes, mais Manon n’aurait pas compris, elle se serait sentie exclue. Je la trouvais très susceptible depuis qu’elle fréquentait l’ami Pierre !
J’avais eu un mal fou à établir un plan de table : si on laissait les invités se placer eux-mêmes, on se retrouvait avec des conversations deux à deux qui laissaient la maîtresse de maison désorientée, ne sachant où donner de le tête. Mais sachant qu’Alain manifestait une hostilité marquée à Pierre, (je soupçonnais que les regards noirs et les silences prolongés étaient dus à une jalousie paternelle envers l’homme qui lui « volait » sa fille) et que Jérôme n’avait pas l’air de l’apprécier beaucoup non plus (ils s’étaient rencontrés fortuitement un soir alors que Pierre venait chercher Manon chez moi), je ne voyais pas très bien comment faire...
Finalement j’avais renoncé : qu’ils se placent à leur guise ! Et je m’étais entendue dire « Ce soir, nous faisons à la bonne franquette, pas de plan de table, placez vous comme vous voulez ! » J’avais prétexté avoir un coup d’œil à jeter en cuisine et je m’étais éclipsée. Mais je les observais du coin de l’œil : un ballet des plus édifiant se déroulait autour de la table, chacun choisissant une place, puis se ravisant en constatant que Pierre risquait d’être son voisin. Finalement ce que je craignais est arrivé. Deux couples se sont formés: Pierre et Manon, Alain et Jérôme, et... une chaise vide, pour moi, entre Jérôme et... Pierre ! Quelle galère ! Pendant tout le repas, tous les efforts que je faisais pour entretenir une conversation commune, tombaient à plat. Seuls Alain et Jérôme semblaient heureux d’être là, après s’être perdus de vue pendant tant d’années.
A la fin du repas, je n’en pouvais plus de cet atmosphère pesante et j’avais profité du moment où Alain racontait une anecdote sur notre enfance commune pour tenter de réveiller l’intérêt de mes deux autres convives et j’avais dit :
« Tiens, si vous voulez, je vais aller chercher des photos de cette époque joyeuse. Elle sont dans le coffre... »
Pour la première fois de la soirée. Pierre avait semblé s’intéresser à ce que je disais :
« Vous gardez des photos dans un coffre, Lisa ? Elles doivent être bien compromettantes ! » J’avais refoulé mon envie de lui clore le bec et avais fait semblant de croire à une plaisanterie. J’avais précisé : « Pas dans un coffre-fort, Pierre, mais dans un coffre aux souvenirs, là-haut, dans le grenier. Je vais aller les chercher...
- Laissez-moi vous accompagner, m’avait-il dit, j’adore les greniers et toutes les vieilleries qu’on y entasse. Le vôtre doit être une vraie caverne d’Ali Baba ! »
Je n’aurais jamais du accepter, mais malgré son insupportable ironie, je ne m’étais pas méfiée...
Pierre m’avait accompagnée au grenier et nous avions redescendu la boîte de photos. Des photos de mon enfance avec Alain, j’en avais gardé des dizaines et des dizaines, toutes prétextes à des évènements heureux que nous avons commentés : Alain tout fier avec sa première canne à pêche, Alain et moi à la plage avec nos maillots de bain ridicules et nos bras maigres, Alain en train de faire le pitre au zoo devant la cage des singes, moi en robe de communiante, Alain et moi en équilibre sur la même bicyclette.... Autour de la table, l’atmosphère s’était sensiblement détendue et la soirée s’était terminée normalement. Au moment de partir Alain et Jérôme avaient promis de se revoir rapidement... Je les soupçonnais d’avoir autant souffert que moi durant ce dîner...


Dernière édition par pati le Sam 3 Jan 2009 - 16:19, édité 2 fois
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pati

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MessageSujet: chap 4-5-6, suite et fin   Sam 3 Jan 2009 - 15:42

Chapitre 4


Voilà bientôt trois semaines que le repas des retrouvailles avait eut lieu. Nos habitudes s’étaient de nouveau glissées au quotidien, mais ce matin…
Mauvaise nuit et réveil de circonstance par ce matin gris. Hier à notre tête à tête amoureux, la brume s’était invitée : Jérôme était parti au milieu du repas. La faute à qui ? Aux événements je pense, et à ce petit grain qui, en temps normal, n’affecte point une relation, mais peut déclencher des tempêtes. Lui, était reparti un peu plus enfoncé dans son dedans. Moi, soutenue par deux oreillers, je m’étais réfugiée dans mon lit et sombrais avec Kundera tout en engloutissant des « petits écoliers » qui toujours tombent…tombent toujours du mauvais côté. Ce matin, je me sentais vaseuse. Je n’avais pourtant rien consommé d’illicite mais m’inquiétais du silence pesant de Jérôme.
- « Bring…Brining… » Sacré Jérôme ! Ma pensée commune et, juste au bon moment !
- …Gendarmerie Nationale.
- Gens koi ?
- Sergent-Major Dugourdin du peloton de recherches.
- Et alors ? Je n’ai pas de nains de jardin et…
- Il s’agit d’un dénommé Bluche, Jérôme Bluche, trouvé noyé dans sa baignoire.
- M’enfin, c’est ridicule… Je ne comprends pas ! En plus, Jérôme sait nager !
- Madame, vous saurez que l’on surnage difficilement avec un bronze de paon bleu en guise de tuba ! Je vous demande de passer immédiatement à la Gendarmerie car nous savons que ce paon criminel vous appartient. Mr Provist, Alain de son prénom, qui est votre ami nous a-t-il dit et qui est notre suspect suspecté, nous en a informés. »
Je ne comprenais plus. J’étais choquée, comme si ma maison s’était effondrée et que je me retrouve suspendue dans le vide. La grillade de feux rouges me coûta six klaxons, quatre appels de phares, et tous ces petits gestes d’excités qui enluminent notre quotidien.
- « Le Serpent… non, le Major Du…bâton. Oui, c’est urgent ! »
On me fit poireauter, transgoutter, et je me retrouvai face à Alain.
- Ce n’est pas moi, Lisa, je te le jure ! C’est une affreuse méprise !
Ses larmes, répandues sur mes joues, avaient le goût de la sincérité.
- Mais enfin, je ne comprends rien ! Jérôme ? Que lui est-il arrivé ?
Alain restait prostré, abattu, respirant lourdement par intermittence puis :
-« Lisa, je dois te dire…. »
-« Papa ! Mon pauvre papa ! »
-« Marion, ma petite, mon bébé mais que fais-tu là ?»
-« Peu importe je suis là et prête à te défendre coute que coute et Lisa, arrête de chialer, reprends-toi, la situation dépasse la seule mise en cause de mon cher papa !!! .Ecoutes moi Lisa, il existe une lettre manuscrite de Jérôme qui révèle tout ! Elle a été dissimulée dans un lieu sûr et si tu n’es pas au courant, ma petite Lisa, c’est que ce document…c’est de la dynamite à l’état pur. Eh oui, beaucoup de personnes bien placées sont mouillées. Lisa, il faut à tout prix que tu retrouves ces documents. Va, retourne chez toi et fouille de la cave au grenier, je sais qu’il se trouve là bas! Mais, surtout prends garde, méfie de tous et de tout car quelqu’un cherche notre destruction.
Je quittais Alain le cœur battant. Mon dieu qui se cachait derrière ces manœuvres meurtrières ? Qui et pourquoi tant de haine ?
Dehors, la pluie avait redoublée. Mon pépin ? Dans la voiture….

Chapitre 5


- « Intolérable, c’est intolérable, mais qui s’imaginent-ils donc être, ces vermisseaux, ces homuncules ? »

Ainsi parlait Pierre… Et Pierre parlait beaucoup, quelquefois aux oiseaux, souvent à Lui-même.
- « C’est intolérable ! Chacun se croit indispensable, veut apporter sa petite touche, s’ils savaient… que je suis Pierre et que j’ai bâti mon Eglise. Mes fidèles sont là, aux portes, pressés d’entrer. N’ayez crainte, frères et sœurs, je vous attends ! Patientez un peu encore, quelques petits détails à régler, et ensuite, le monde nous appartiendra. Vous serez mes troupes fières et disciplinées, mes beaux, mes tourtereaux ! Le monde est à nous et je suis votre Père aimant et bien-aimé. Patience ! Patience ! Le Jour arrive ! Ecoutez-moi tous et n’oubliez jamais.

J’étais le Pierre de touche qu’ils n’ont jamais considéré, fous qu’ils étaient. Mon père le premier qui m’a si longtemps enfermé dans sa clinique au prétexte que j’étais « fatigué, Pierre mon fils, tu es fatigué, tu vas te reposer et tout ira mieux ensuite, patiente, patiente, un jour tu verras… ». C’est lui qui a vu un jour son fils le regarder se tordre, suer, gémir et mourir enfin, enfin ! Ma mère ensuite, qui a hérité des biens de son mari, à charge pour elle de les administrer jusqu’à ma majorité. « Pierre, mon fils, ne t’inquiète de rien, maman est là et s’occupe de tout ». Pendant qu’elle se faisait sauter par le directeur de recherches de la clinique, pendant qu’ils partageaient des repas fins et des séjours au vert, avec mon fric, ces salauds, j’ai tout mis en place et le jour est arrivé où alleluiah, elle s’est envoyée en l’air pour le dernier grand voyage que je lui offert, de mes deniers : un bon gros rail qu’elle a pris en travers des narines « respire, maman, respire, c’est de la bonne ». A moi l’argent, à moi la clinique, à moi les travaux de recherche.
Ce n’était qu’une étape dans mon Projet. J’ai tout revendu pour acheter, avec une société-écran, ce laboratoire où je savais quel était le but des travaux réalisés : mon Intelligence prévoit tout, analyse tout, orchestre tout et c’est pour cela que je suis votre Père bien-aimé, le Pierre angulaire de Notre Eglise, la vôtre bientôt. Quelques-uns ont essayé de Nous nuire, de vous nuire : n’est-ce pas le devoir du Père que de protéger ses enfants ? Alors je les ai écrasés, les uns après les autres et maintenant, je m’occupe des deux derniers, ensuite, ô mes enfants bien-aimés, nous irons tous au Paradis, Pierre vous ouvrira la porte.
Sachez que Marion, ma 1ère fidèle, m’informe et m’assiste dans l’intendance. Elle sait que cet abruti de Jérôme a écrit une lettre, son abruti de père le lui a dit ; elle pense que cette lettre est cachée chez cette abrutie de Lisa, à son insu. Elle veut la retrouver pour innocenter son père : elle est convaincue que son père et Moi sommes faits pour nous entendre… Je lui ai pourtant dit et répété que J’étais le seul homme de sa vie, comment pourrait-il en être autrement ? Elle est naïve parfois Marion mais comment pourrait-elle comprendre qu’elle est un pion qui doit m’obéir comme chacun de vous, parce qu’un enfant doit obéir à son Père ? Parfois d’ailleurs cela m’agace, je l’ai prévenue... Un père sait se montrer patient ; il sait se montrer inflexible quand cela est nécessaire, ne l’oubliez pas.

Alors je suis allé chez Lisa 2 fois déjà et j’ai cherché. Lisa ne m’a jamais vu chez elle, pas plus que Jérôme n’a su que je dirigeais son labo, pas plus qu’Alain ne sait qui je suis, pas plus que Marion ne connaît mon activité de Berger des âmes. Vous savez comme Je sais être invisible quand Je le veux, Je peux tout. Et si mon bouclier avait une faille, mon arme, notre arme, saura parler pour notre plus grande gloire : il n’y aura aucune trace, vous savez bien que je n’ai pas besoin d’être immunisé, je Suis.

Mais j’entends des pas…Un instant mes tout-petits, j’arrive »…

Chapitre 6


La pluie avait enfin fini de tremper le paysage. Un soleil timide perçait au travers des nuages encore bas. J'étais sortie faire un tour dans le jardin, mon café à la main. La légère brume humide donnait à la maison des airs de vieux manoir mystérieux.
Levant les yeux, je remarquai qu'une lumière brillait au grenier. Pestant contre l'idiot qui avait oublié d'éteindre, je remontai l'allée prestement et montai l'escalier raide qui menait sous le toit. Avant d'éteindre, je laissai mon regard se perdre sur les objets entassés là au fil des générations.
Un détail me sauta soudain au visage. Le coffre était ouvert ! j'étais pourtant sûre de ne pas l'avoir ouvert ces derniers jours.
Je m'approchai lentement, avec comme une boule d'appréhension au fond du ventre. Le coffre avait été fouillé, tout était sens dessus dessous. Je me penchai et commençai à tout ranger. C'est en ramassant un vieux châle en dentelle que j'aperçus une enveloppe, coincée derrière le coffre, à peine visible.
A l'intérieur, une lettre. Je parcourus à la hâte l'écriture ample et penchée. Mon dieu ! J'avais sous les yeux la preuve que nous avions cherché sans résultat pendant des jours ! Tout s'éclairait enfin ! Manon avait raison, depuis le début ! Je dévalai l'escalier à toute allure, et pris le téléphone. J'avais hâte d'apprendre à Manon que j'avais entre les mains la lettre qui allait innocenter son père.
— Allo, Manon ? Manon, c'est incroyable ! J'ai trouvé la lettre !
— Lisa, c'est toi ? mais quelle lettre ? Attend... la... LA lettre ?
— Oui ! Appelle Pierre, qu'il écoute aussi !
— Il est parti voir un copain. Mais lis-la moi sans attendre, je t'en prie !

C'est le sourire aux lèvres que je pris la balle dans la poitrine. Stupéfaite, je vis le sang suinter entre mes doigts et, relevant les yeux, je vis Pierre. Il me regarda agoniser d'un œil glacé.
Au bout du fil, Manon m'appelait, encore et encore...

FIN.

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pati

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MessageSujet: Re: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   Sam 3 Jan 2009 - 15:44

voici l'histoire complète et dans l'ordre des paons bleus (en deux fois, car le tout dépassait la taille maxi autorisée pour un post sur ce type de forum)

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MessageSujet: Re: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   Sam 3 Jan 2009 - 22:48

Le ton du récit n'est pas le même d'un chapitre à l'autre.
J'ai donc eu quelques difficultés à suivre l'histoire.
Je ne pense pas que vous ayez le temps( ni peut être l'envie) de le faire, mais ça vaudrait le coup de revoir la copie, en raccourcissant certains chapitres et en essayant de garder la même ambiance d'un bout à l'autre.
Qu'en pensez-vous?
Quoiqu'il en soit. Bravo à tous d'avoir joué le jeu bravo
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Amanda

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MessageSujet: Re: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   Lun 5 Jan 2009 - 12:48

Une histoire qui fait froid dans le dos !
Un peu morbide pour moi, un peu long aussi...
Beaucoup d'imagination en tous cas ! Beaucoup de boulot et de recherche, je pense !
bravo
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agnès

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MessageSujet: Re: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   Lun 12 Jan 2009 - 15:55

J'ai aimé cette danse : J’avais prétexté avoir un coup d’œil à jeter en cuisine et je m’étais éclipsée. Mais je les observais du coin de l’œil : un ballet des plus édifiant se déroulait autour de la table, chacun choisissant une place, puis se ravisant en constatant que Pierre risquait d’être son voisin.
et ce clin d'oeil aussi, le paon bleu en bronze... Contents Un bronze bleu, c'est si rare ! *MDR*

Par contre, c'est vrai, le récit manque d'unité, je me suis un peu perdue malgré mes 3 lectures... mais c'était difficile, nous nous connaissons si peu... je ne crois pas que les cygnes noirs aient fait mieux... pipe
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MessageSujet: Re: L'histoire entière et dans l'ordre n°4   

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