Je me souviens du pont
Où je m’asseyais naguère,
Au dessus de la petite rivière,
Tout près de la maison,
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus guère
Que par un grand mystère
Et ne soutenait que moi
Le petit pont de bois
Qui ne tenait plus guère
Que par un grand mystère
Et ne soutenait que moi
]Je ne voulais qu’être là,
A respirer l’air de mes rêves
Et lire sans fin ; une trêve
Sur le petit pont de bois.
J’y étais toujours solitaire
Loin des mots parasitaires
Et des regards délétères
De ceux qui ne savent pas
La musique et l’atmosphère
Des lectures solitaires.
Au-dessus de la rivière,
Dans un monde à moi.
Je m’y asseyais souvent
Seule et sans les complexes
De ceux qui vexent
Par leurs mots mordants.
Mais dans ce coin de terre,
Un petit pont bizarre
Enjambe un nénuphar
Au milieu des fougères,
Mais dans ce coin de terre
Un petit pont bizarre
Enjambe un nénuphar
Au milieu des fougères.
Pour une petite fille bizarre
Et ses lectures solitaires.
15 avril 2009