Kaléïdoplumes 1: 2008/2009


 
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 QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...

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Amanda

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MessageSujet: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Mar 11 Aoû 2009 - 11:21

La police, en l’occurrence, Georges Martin ( faux banquier, pas divorcé mais vrai policier, eh oui… il y en a des chevauchements dans cette saga !) réunit tout le monde dans la salle à manger.

Façon Hercule Poirot…

Procédons par ordre :

- Madame Dolorès, d’où tenez-vous Maurice ? Ou plutôt de qui ?
- Ma, ma ze lé acheté dans lé Sénil. En Espagne…
- Madame Dolorès, non seulement vous n’avez jamais mis les pieds en Espagne, vous n’êtes même pas Espagnole et vous ne vous appelez pas Dolorès !
- Ma qué ?
- Toute votre histoire n’est qu’invention pure, excepté le nom du chien « Maurice » .
Maurice est tatoué dans l’oreille gauche. C’est ainsi que nous avons pu retrouver sa véritable propriétaire, une certaine Gisèle, mannequin de renom et chanteuse à ses heures.
- Ma, zé lé pas volé ka mêm !
- Certainement pas ! Vous l’avez en quelque sorte « hérité » ainsi qu’un joli paquet de billets et de titres au porteur en actions et obligations…
- Je proteste ! Cet argent, je l’ai largement mérité !
- Tiens, tiens, vous avez perdu votre accent ! En fait, vous n’en avez jamais eu, si ce n’est une pointe d’accent « pied-noir »…
- Pied-noir, moi ?
- Parfaitement, pied noir mais pas patte blanche !

Votre véritable nom est Lisa Lélyf. Vous êtes née en Algérie. Mère décédée, père militaire de carrière, enfant délaissée…
Ce qui explique, adolescente votre penchant pour la garnison…

Tombée enceinte d’un légionnaire ( lequel s’est prestement enfui une fois la chose faite… ), vous avez accouché en grand secret d’une petite fille prénommée Hakima.
Aussitôt le bébé confié aux soins d’une nourrice locale, vous avez quitté le pays, obsédée par l’idée de retrouver le père et de lui faire payer très cher sa lâcheté.

Et vous l’avez retrouvé, vous nous expliquerez cela plus tard…
Vous avez atterri à Bruxelles comme concierge dans une école. Correct ?

- Monsieur Lemoine, Mademoiselle Karine reconnaissez-vous en cette femme la concierge de l’Institut St Nicolas où vous étiez tous deux employés ?
C’est en chœur que Karine et Jacques Lemoine répondent par la négative.
Le policier s’impatiente :

- Mademoiselle, Monsieur, vous connaissez-vous mutuellement?
- Non, pas du tout. ( encore en chœur, Jacques fait partie d’une chorale quand même !)
- Alors, expliquez-moi comment trois personnes travaillant dans un petit établissement privé comptant à peine une petite centaine d’élèves ne se soient jamais rencontrées ?

Silence…

C’est ici que le Major intervient : « Allons, Karine, dis-lui tout ! Tu te sentiras mieux. Après…
C’est fini de toute façon ! »
Karine désigne Jacques du menton : « C’est LUI ! Lui qui m’a séduite, le prof à l’air angélique. Légionnaire pendant la guerre d’Algérie il y a appris la brutalité et la lâcheté ! Un beau salaud, oui ! Il m’a tout pris, mon corps, mon âme, ma jeunesse et mes sous ! »

Georges Martin l’interrompt : « Il avait tellement besoin d’argent ? Son salaire de prof ne lui suffisait donc pas ? »
Karine éructe : « C’est cette satanée rente qu’il était obligé de payer, bien qu’il ne se soit jamais marié… »

« Monsieur Lemoine, qui vous faisait chanter ? »
« Personne ! C’est un coup monté ! »
« Exact, Monsieur ! Un coup monté par Hakima ( rapatriée depuis… ) et sa mère, Lisa Lélyf. ( en entier ! ) La pseudo-Dolorès vous harcela sans merci. Un test ADN a prouvé votre paternité ( facile de prélever un peu de salive sur un verre d’Orval à la cantine )
Quand vous avez refusé de rencontrer Hakima, encore moins de la reconnaître, elles vous ont fait chanter. Ah ! C’était autre chose qu’à la chorale ! Elles en voulaient toujours plus.
Alors un soir, vous avez assassiné Hakima ! »

Jacques Lemoine pâlit et rétorque malgré lui « Pas du tout ! C’était Gisèle ! Je n’ai jamais vu Hakima de ma vie ! »

« G vs Hakima ! Cela fait quand même de vous un assassin ! »

Jacques Lemoine ne comprend plus. « Un infanticide ? Mon Dieu, je serai damné !
Vous ne savez pas ce que j’ai enduré. Gisèle m’a rendu fou. Je l’ai rencontrée lors d’un concert au Bozar ( anciennement Palais des Beaux-Arts, débaptisé pour faire plaisir aux Flamands extrémistes ).
Moi avec la chorale, elle qui murmurait des chansons douces avec sa guitare…La classe ! Je suis tombé raide amoureux ! Elle m’a ensorcelé .

J’étais dingue de son corps, j’aurais fait n’importe quoi.
Dr Jekyll et Mr Hyde : un moine dans la chorale et un obsédé de la libido.
Je rêvais d’une vie monacale alors un soir, l’âme déchirée, je l’ai tuée ! Vertèbres écrasées, le fameux coup du légionnaire. Elle dormait, le visage caché dans ses fameux voiles, je l’ai à peine regardée…. »

Le policier : « Et pour cause, ce n’était pas elle mais Hakima à qui elle avait cédé sa place dans son lit, pour un soir !
Hakima qui rêvait de vous rencontrer, de vous parler, de vous tuer après.
Hakima, gouvernante et confidente de Gisèle. Au point de lui ressembler, de prendre son apparence, histoire de tromper les paparazzis toujours à l’affût.
Et Gisèle, prenant fait et cause pour son amie, décida de l’aider à se venger. »

« J’ai tué ma fille…. » répète Jacques Lemoine, comme s’il entonnait un canon…
« Je brûlerai en enfer ! » Définitivement…

Le policier en a assez, il est temps de boucler cette enquête et quasi tout le monde….Définitivement…

« Quand Madame Dolorès ( appelons-là encore ainsi un moment ) a trouvé le corps, son sang n’a fait qu’un tour ! Elle a tout compris, raflé tout ce qu’elle a pu avec Maurice, le chien de Gisèle en prime et s’est lancée à votre poursuite !

Facile pour elle de fouiller dans le bureau du directeur d’école, de trouver votre lettre de démission et votre lieu de « réflexion » !

Trop bonne la planque !
L’arrivée de Gisèle, ce soir, l’a empêchée de finir le travail…Définitivement…

Le Major pose la question finale :

« Mais enfin, il y a une chose que je ne comprends pas. Comment se fait-il que Karine se trouve également ici ? Elle est innocente ! »

Le policier a réponse à tout :

« Innocente. Totalement ! Définitivement…
C’est le hasard qui l’a conduite ici. Le Hasard, c’était vous, Tubs.
Elle a bien pris peur en croyant reconnaître Maurice et sa maîtresse et Jacques méconnaissable en moine…
Mais, vous comprenez, c’est une Blonde ! »


Tout ce beau monde prit le chemin du commissariat, pendant que dans la Résidence une voix douce chantonnait « Quelqu’un qui m’aimait… »
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joye

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Mar 11 Aoû 2009 - 14:47

Dé-li-ci-eux !!

Tous des dénouements qui conviennent tellement à une saga d'été !!! Je me marrais comme une dingue à te lire, et maintenant, j'admire la construction de ton histoire !

Bravo, Amanda, bravo, bravo, bravo !!!

kel talent
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catsoniou

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Mer 12 Aoû 2009 - 9:22

Cachait bien son jeu cette Dolorès! Et Maurice qui savait tout ...


Le pauvre!!! aie Que va-t-il devenir ?


Très bien menée cette saga . ola
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Nerwen

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Mer 12 Aoû 2009 - 19:50

bravo Bravo pour cette véritable saga, mais attention au Major Tubs !
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madeleinedeproust

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Jeu 13 Aoû 2009 - 22:36

Décidément la blonde ne vaut rien à l'affaire!
Chouette saga Amanda!
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Amanda

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Ven 14 Aoû 2009 - 15:58

Merci à vous de vos gentils comm' et surtout de m'avoir lue jusqu'au bout ! Contents flower
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trainmusical

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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   Dim 4 Oct 2009 - 2:23

J'ai eu beaucoup de plaisir de lire ta saga Amanda, je ne trouve pas les mots, je dirais heu! kel talent brav brav brav
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MessageSujet: Re: QUELQU'UN QUI M'AIMAIT...   

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