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Texte d’aldaron de molégers

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Consigne Texte d’aldaron de molégers

Message  Admin le Ven 7 Juin 2019 - 18:40

L'écriture, c'est pour moi et depuis toujours, une série de souvenirs lointains autant qu'enfantins, ainsi qu'un exercice parfois déambulatoire auquel je m'essaie avec plus ou moins d'équilibre, il est indissociable de son pendant, la lecture.
Le premier d'entre eux, serait le jour de rentrée au CP, un nouveau pays, une ardoise en vraie ardoise avec son cadre en bois et une craie faite elle-même de craie, de celle qui vous macule les doigts et qui laisse sur les joues la trace d'un assoupissement passager accoudé au pupitre. J'aime aussi l'odeur enivrante d'un feutre à tableau blanc, ces feutres "débiles" dont les cousins contrariés ne s'effacent pas et qui vous valent parfois quelques belles engueulades parentales, mais là on entre dans un autre domaine capable lui aussi d'émoustiller d'autres sens et d'offrir quelques aventures vertigineuses.
Mais revenons à notre ardoise et à cet instituteur à moustache sortit tout droit des années où les pavés volaient bas et heurtaient parfois des casques bleus qui à cette époque n'appartenaient pas à l'organisme qui se veut unificateur, mais qui pourtant sait très bien mettre en évidence les différences entre les peuples. Le vieil Anar disions-nous donc, fût celui qui lança à mes doigts, le difficile défi de la calligraphie et le respect d'un interlignage en conséquence. Depuis j'aime les courbes, toutes les sortes de courbes, mais je ne néglige pas le besoin parfois, de filer droit et de ne pas prendre quelques détours pour parvenir à mes fins, je ne saurais pas dire cependant si tout cela a réellement un lien commun, mais qu'importe...
J'ai ensuite alterné les découvertes, de la bibliothèque Rose où Oui-Oui et Fantômette accompagnés du Club des cinq m'offrirent les prémices d'une vie trépidante, en passant par quelques Pif Gadget, journal communiste chose que j'ignorais alors, jusqu'à la frontière hallucinante de la Verte, puis par Monsieur Pagnol dont le papa était lui aussi un coco de première soit-dit en passant, et qui a longtemps tenu une place chère à mon coeur autant je le pense qu'à celle de l'instituteur de l'époque. L'écriture n'était encore à ce moment-là qu'un exercice scolaire et rébarbatif.
C'est plus tard avec la découverte de la poésie et son art de faire chanter les mots que mon intérêt se piqua vraiment à la pointe d'une plume Sergent-major et d'un vieux stylo-plume jaune aujourd'hui disparu, mais que j'ai longtemps cherché à retrouver. J'ai souvent disséqué mes cartouches d'encre vides afin d'en récupérer la petite bille en plastique qui sertissait les précieuses capsules, les gardant comme de petits trésors inutiles mais pleins de promesses, ils étaient vraiment inutiles ! Tout comme cette anecdote, mais elle a sa place dans le cheminement de mon parcours textuel et mémoriel.
Les années passaient, les petits poèmes fleurissaient, les lettres d'amour maladroites et timide également. Mais certains retours me laissaient envisager que mon écriture pouvait parfois plaire, j'étais donc en bonne voie du haut de mes maigres ambitions, je n'en tirais aucune conclusion, ni artistique ni affective d'ailleurs... À mon grand dam, je dois l'avouer.
La vraie prise de conscience eue lieu quelques années plus tôt réellement, il faisait beau ce jour-là, la fin de printemps ou le début d'été, nous étions en fin de repas dehors sur la terrasse côté ouest, l'après-midi s'annonçait familial et placé sous le signe de la torpeur digestive propre aux savoirs culinaires de ma chère maman, mon père et ma grande sœur abordaient à l'heure du café les échéances bachelières imminentes de la frangine. C'est à ce moment que ma vie bascula, je lui demandai quel bachot elle allait passer, c'était un Bac B (économie et social), ne sachant pas du haut de mes 11 ans, que la vie pouvait être conditionnée par une simple lettre, je l'interrogeai alors sur celui qui permettrait de devenir écrivain avec une inquiétude certaine. C'était le A qui s'en rapprochait le plus selon elle, même si elle me dit alors, que le bac ne me conduirait pas forcément à ce métier. Autant vous dire que quelques années plus tard, j'ai été très fier autant que surpris que les hasards d'une vie scolaire et totalement paresseuse m'aient conduit vers ce vieux souvenir et l'obtention du si précieux sésame libératoire. Ne me restait dorénavant qu'à me mettre en marche moi et mes idées farfelues à coucher sur du papier. Il y eut beaucoup de petits poèmes, un début de roman pour lycéens en mal d'aventures policières, des lettres d'amour, encore, des textes en tous genres, puis plus récemment quelques textes pour des amis musiciens. L'écriture est chez moi périodique, mais comme la lecture, elle peut prendre parfois des proportions boulimiques, j'ai mes périodes. Elle reste là présente au quotidien, sous-jacente, attendant son heure peut-être, le vieux rêve d'enfant est toujours présent, le travail pas forcément. Sait-on jamais, kaléïdoplumes et ses nombreux petits doigts laborieux pourraient-ils m'aider à donner corps à un vieux souvenir d'enfance... ?

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